« Dimanche, pas une voix pour le Système ! » – Yvan Benedetti

Le cirque électoral touche à sa fin. Cette période de bruit et de fureur, d’enthousiasme militant, ne doit pas nous aveugler. Si l’on se reporte à la formule consacrée des présidentielles où au 1er tour, on choisit, au 2ème on élimine, notre choix est vite fait.


Tous les candidats, même les grandes gueules sépharades, sont des candidats adoubés par le système. Jamais cette évidence n’est apparue de manière aussi flagrante que pour cette élection. Bayrou ne s’est pas caché pour parrainer en son nom Marine Le Pen et au nom de maires du Modem, Eric Zemmour. Sans ce coup de pouce, ces candidats n’auraient pu concourir. Preuve que pour le système, une opposition contrôlée est d’une impérieuse nécessité, question de survie. Au moment où partout la révolte des peuples se renforce, la solution n’est pas dans le cadre du système mais en dehors. Les populismes ont cette fonction utile de garder la contestation dans le cadre du régime, de rabattre les oppositions pour qu’elles ne s’agrègent pas en pôle révolutionnaire. Couplée à la répression féroce des militants nationalistes qui incarnent un ordre nouveau, la promotion des populistes constitue l’une des deux mâchoires mises en place par le régime pour broyer nos révoltes. Voter pour un des deux candidats du « camp national », c’est cautionner et renforcer ce processus. Jamais nous ne nous ferons les complices de cette opération d’autant plus que nous en sommes victimes.


La solution est ailleurs. Il faut individuellement et mentalement sortir du système, faire sécession. Et collectivement renforcer ce que j’ai appelé les corps intermédiaires de la Révolution nationale c’est à dire toutes les communautés humaines dont les règles ne sont pas celles du régime et dont les principes sont en accord avec les lois naturelles du sol, du sang et du ciel : Associations sportives, culturelles, économiques et pro-vie, journaux et médias alternatifs, mouvements politiques, écoles confessionnelles… La collecte des voix est d’autant plus éphémère et superficielle qu’elle répond souvent à une arrière pensée carriériste. L’électoralisme est la tare et la sauvegarde du régime. Evitons de reproduire les erreurs du passé et l’échec du Front National de la famille Le Pen. Nous devons conquérir les cœurs et révolutionner les âmes, faire vivre une Amitié nationaliste, tout le reste suivra.


En politique, il est important aussi d’être cohérent. Ne pas participer à une élection dont la règle du jeu est édictée par le régime que l’on combat, ce n’est en rien se camper dans une pureté idéologique, comme je l’entends souvent dire. C’est tout simplement avoir des actes conformes à nos principes et à notre doctrine. La cohérence est seule garante d’une action sur le long terme, elle évite de se perdre et est garante d’unité d’action.


Pour ceux qui, malgré cela, voudraient quand-même participer à la mascarade électorale, rappelons que le Nationalisme, ce vieux courant politique français, qui a irrigué des esprits aussi brillants que Barrès, Maurras, Carrel ou Brasillach, n’y sera même pas représenté. En effet, après avoir déposé, dans le délai imparti, un acte de candidature auprès du Conseil Constitutionnel, qui n’en a évidemment pas tenu compte et l’a rejeté sans même fournir une explication, montrant à quel point cette élection est une simple compétition entre des candidats adoubés par le système politique en place, je propose un modèle de bulletin de vote à imprimer et à déposer dans l’urne.


Dans tous les cas, chacun est libre de ses actes. Quel que soit votre choix personnel, l’important en la matière, c’est de ne pas se bercer d’illusions et d’éviter les querelles, tellement l’acte est dérisoire. C’est simplement la prise de température de notre société à un instant donné, rien de plus. A-t-on vu une seule révolution, dans l’histoire, naître du résultat d’un vote !?!


En ce qui me concerne, dimanche, puisque qu’il faut choisir, je tire la chasse et ma voix n’ira à aucun des candidats du système.


Yvan Benedetti

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